Pourquoi être narquois est plus nécessaire que jamais
Le monde ne manque pas de slogans.
Il déborde même de messages creux, de postures recyclées, de bons sentiments calibrés pour les algorithmes.
2025 est une époque saturée d’images parfaites, de marques qui veulent « changer le monde », de punchlines vidées de leur sens.
Mais au fond, tout le monde sent que ça sonne faux.
Les gens sourient à l’écran et s’effondrent hors champ.
Les discours sont lisses, les corps polis, les émotions régulées.
On ne vit plus, on se met en scène.
Alors que reste-t-il face à cette comédie de surface ?
Un sourire. Narquois.
Et ce qu’il dit : « Je vois clair dans votre jeu. Je ne marcherai pas. »
Le sarcasme comme dernier luxe
On nous apprend à cocher des cases, à consommer de la révolte en drops limités, à signer des pétitions entre deux scrolls.
Même la colère est devenue un produit.
Mais le sarcasme n’est pas monétisable.
Il ne s’achète pas. Il ne se vend pas bien sur TikTok.
Il gêne. Il gratte. Il résiste.
Être narquois aujourd’hui, c’est ne pas se faire avoir.
C’est refuser de prendre au sérieux un monde qui multiplie les injonctions absurdes :
sois libre mais rentable, sois toi-même mais dans le cadre, ose, mais reste dans la ligne éditoriale.
Un vêtement ne suffit pas. Il faut une attitude.
On ne porte pas Narquois simplement pour afficher une appartenance.
On le porte comme un filtre inversé sur le réel.
Un regard. Une posture.
Quelque chose entre le sarcasme et la révolte polie.
Ce n’est pas une identité de plus.
C’est une échappée. Une lucidité.
Face au vide sous les paillettes, face à l’absurdité des règles, être narquois, c’est se tenir droit.
Pas en héros. En humain qui n’a plus besoin de mentir.
Ce que propose la maison narquoise n’est pas une tendance.
C’est un miroir.
Pas pour se contempler.
Pour se reconnaître.
Reconnaître qu’on est nombreux à en avoir marre.
Nombreux à rire au mauvais moment.
Nombreux à refuser, calmement, de jouer le jeu.
En 2025, être narquois, c’est résister sans hurler.
C’est porter le doute comme une élégance.
C’est refuser l’absurde avec style.
Et c’est peut-être la dernière forme de liberté qui reste encore à inventer.